,le commencement, parce qu'il en fallait un.

  ,le commencement, parce qu'il en fallait un.

J'ai fait ce blog pour me libérer de pas mal d'émotions, dire tout ce que je ne peux pas dire, des articles seront inutiles certes. On s'en fout, ce blog je l'ai fait pour moi. Pour lui aussi. Même s'il ne tombera jamais dessus. Je l'ai fait pour nous, quelque part même si y a jamais eu de nous. S'il n'y avait pas d'espoir y aura pas de vie. S'il n'y avait pas de nous, y aura pas de lui.



Anima ensoleillée, ça fait con je le conçois. Si on le met hors contexte, ça veut rien dire. C'est niais. Mais ça ne l'est pas non, sortie de sa plume cette expression a pris toute sa valeur. Il m'avait dit que j'étais une fille pleine de vie, que j'étais l'anima ensoleillée qui éclairait les rues de sa sombre personne. La lettre je ne l'ai plus, mais la phrase m'est restée. Ce blog restera anonyme, on dira que ce n'est qu'une histoire d'amour qui n'en est pas vraiment une, ou une histoire d'amour qui a failli en être une. Ou juste que ce n'est pas une histoire d'amour, un récit de vie.
Lis ça, avant.

Commencer le 29 septembre était une bonne chose je crois, ton anniversaire tout ça. C'est symbolique. C'est pathétique.
Ce blog j'aurais du le faire depuis longtemps, ça me soulage d'un poids, j'aime le relire. J'aime ce blog plus que tout.
Mais pas plus que toi, non évidemment.
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Samstag, 29. September, 2007 um 10:12

Geändert am Samstag, 02. Februar, 2008 um 06:43

, on aime pas les gens pour ce qu'ils sont, plutôt pour ce qu'on aimerait qu'ils soient.

   , on aime pas les gens pour ce qu'ils sont, plutôt pour ce qu'on aimerait qu'ils soient.
Qu'est-ce que je peux l'aimer ce con. C'est dingue parce que je n'aime pas son physique déjà, j'aime pas son nez, j'aime pas ses cheveux, j'aime pas sa façon de s'habiller, j'aime pas sa façon de se tenir, j'aime pas la couleur de ses yeux, j'aime pas ses oreilles, j'aime pas ses fesses. J'aime pas non plus ses origines qui le rendent fiers, il veut toujours avoir le dernier mot, c'est toujours lui qui a raison. J'aime pas tout ça vous comprenez ? Mais je l'aime plus que tout. Cette sensation de il-est-fait-pour-moi-j'en-suis-persuadée j'arrive pas à l'avoir pour d'autres. On m'a reproché de me conforter dans la tristesse et de ne pas vouloir sortir la tête de l'eau. Sans doute, oui. Bien sûr je dis j'aimerais m'en sortir mais c'est faux. Ou je m'en sors avec lui ou je ne m'en sors pas. C'est comme ça. Et je gâche ma jeunesse, je le sais, je le sens. Je le démens.
Comprends tu que je t'aime chaque jour davantage, et que ,quand j'ai l'impression d'avancer ou que je tombe sur une personne extraordinaire tu me reviens d'une manière ou d'une autre.
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Samstag, 29. September, 2007 um 10:29

Geändert am Samstag, 19. Januar, 2008 um 06:12

,derrière la butte montmartre.

 ,derrière la butte montmartre.
Il posa son étui sur le sol, prit mon visage entre ses mains et m'embrassa, d'abord tout doucement puis il y mit une certaine violence comme s'il me désirait du plus profond de lui depuis des années et c'était d'ailleurs peut-être le cas. Il m'embrassa encore et encore puis il lâcha mon visage.
- Tu pars avec moi ?
- Oui.
- Tu ne sais même pas où et tu dis oui ?
- Bien sûr je te suivrais n'importe où.
Il parut vraiment touché par mes mots, il m'embrassa une nouvelle fois puis il me murmura :
- Et si on partait maintenant ?
Partir sans un sou ? Partir à l'aventure comme ça ? Repartir de zéro une nouvelle fois, mais avec lui ?
- Oui bien sûr qu'on va partir maintenant.
Et il prit ma main, et cette fois il ne la lâcha plus.

Un extrait de ce que j'écris parfois, pour me donner de l'espoir. Des histoires de nous qui finissent bien, des retrouvailles imaginaires qui se passent bien. Un temps où tu prends ma main.
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Samstag, 29. September, 2007 um 10:48

Geändert am Samstag, 29. September, 2007 um 12:48

,ce ne sont pas forcément les moments de complicité qui manquent surtout les moments intimes des disputes.

Notre éternelle dispute, enfin non pas éternelle puisqu'on ne se dispute plus, puisqu'on ne s'aime plus, puisqu'on ne se parle plus. Notre ancienne dispute, seulement. Il me disait toujours être jaloux des SDF. Il disait qu'ils avaient la chance de ne pas avoir de vraie notion du temps, ils avaient la chance de n'avoir pour seul souci que de l'endroit où ils allaient dormir le soir et ce qu'ils allaient manger. J'lui répétais toujours qu'il disait ça parce qu'il n'avait jamais connu l'enfer de vivre dans la rue. Qu'il ne se rendait pas compte de son petit confort, de son lit douillet, de sa guitare près de son lit tout ça. Il me répondait, agacé, qu'il échangerait tous ses biens matériels pour pouvoir vivre comme eux. Que si un jour il en avait l'occasion il le ferait, que ça ne le dérangerait pas de partir comme ça, loin sans argent. Je m'énervais. Il s'énervait. J'estimais avoir raison, lui aussi. Le reste du chemin on le faisait dans le silence, on se faisait un peu la gueule juste comme ça, sans véritablement s'en vouloir. C'était le bon temps.
 ,ce ne sont pas forcément les moments de complicité qui manquent surtout les moments intimes des disputes.
[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Samstag, 29. September, 2007 um 12:20

Geändert am Samstag, 10. November, 2007 um 19:21

,y a des gars leur passe temps c'est jouer à la console, d'autres c'est sortir, d'autres c'est regarder la télé, lui c'était lire. Lire Sartre.

 ,y a des gars leur passe temps c'est jouer à la console, d'autres c'est sortir, d'autres c'est regarder la télé, lui c'était lire. Lire Sartre.
JEAN-PAUL SARTRE.
Il l'adorait, je crois qu'il se reconaissait en lui. Sartre était un homme solitaire, il ne se liait pas facilement aux autres tout ça. Il avait des phrases genre L'enfer c'est les autres qui auraient pu sortir de sa bouche à lui. On m'a raconté qu'à son arrivée en seconde, pendant les heures de perm' qu'il avait, le temps de midi il lisait assis sur un banc son Sartre. Il coinçait le bouquin dans le pantalon et le dégainait à la moindre occasion. Il déteste les ordinateurs et en particulier Internet, il n'affectionne pas non plus la télévision. Il vit comme au siècle dernier, comme au temps de ce Jean-Paul d'ailleurs. Je m'égare. Du temps où nous étions proches, il me faisait allusion à tel bouquin de Sartre, me répétait ses phrases préférées. Je ne partageais pas sa passion, je n'avais jamais vraiment apprécié cet auteur que je jugeais imbus de lui-même, prétenteux et anti-social. Il me répondait toujours C'est ça le génie. C'était un génie. J'aquiesçais sans aucune conviction. C'est seulement lorsqu'il m'a abandonnée, que je me suis documentée sur lui. Que je me suis renseignée sur toutes ses oeuvres, toutes ses phrases choc genre On n'est pas un homme tant qu'on n'a pas trouvé quelque chose pour quoi on accepterait de mourir. ou Chaque homme doit inventer son chemin. ou celle-ci aussi Ce qui est terrible, ce n'est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain. J'ai vu le génie trop tard. J'aimerais des petites choses futiles comme cela, comme aller le voir et lui dire Je m'étais trompée sur Sartre. Mais non, je peux pas. J'peux pas lui souhaiter son anniversaire c'est pas pour lui dire que je me suis trompée sur son auteur préféré. S'il savait, il y a des fois où j'aimerais remonter le temps.
Je t'aime, c'est suffisant.

[ Kommentar hinzufügen ] [ Kein Kommentar ]

# Online seit Samstag, 29. September, 2007 um 12:53

Geändert am Samstag, 19. Januar, 2008 um 06:13